Le Repas médiatique
Imaginez que vous soyez journaliste, Itélé, et que votre direction vous annonce un repas avec Nicolas Sarkozy, laquelle destination, tout ce petit monde disséminé, donne ce billet bloguien, intitulé "Nicolas Sarkozy dans son assiette", mais billet rapidement retiré par cette annonce : " En réponse aux deux internautes qui s'interrogent sur la
disparition du blog d'hier : je l'ai retiré à la demande de la
direction de I>télé (dont je suis salarié) et qui ne souhaite pas
que le contenu de ce dejeuner collectif avec Nicolas Sarkozy soient publié. Je le regrette".
Le journaliste, c'est Hervé Bazin, d'Itélé, filiale de Canal+, avec un blog qui tourne sur une plate-forme TypePad, LLM, le fameux patron qui soutient Nicolas Sarkozy et anime sa net-campagne.
Pas de quoi retirer un billet, comme l'indique par deux fois Hervé Bazin, depuis, mais parce sa direction le lui demandait, donc...
Pour autant, si tout va bien, l'affaire, ce "Repas médiatique" est déjà distribué à vent et à diable, parce que c'est le buzz, la viralité, le média qui s'affole! La volonté du journaliste n'est plus prise en compte ici, elle est subsumée par le véhicule médiatique, l'informatif, le dérapage reproductif..
Oui, mais, si le off comme l'indique Hervé Bazin, - Où se délivre le "off"? Un peu partout, dans les diners, les déjeuners,
les petits déjeuners (de travail...), lors de conversations d'après
émission, entre deux scéances à l'assemblée, pourquoi pas dans un avion
(le "vieilli, usé, fatigué" de Jospin). Partout. - se délivre, donc, un peu partout, il n'en est pas moins un élément éclairant d'une politique qui peut se réaliser, qui prend sa substance, ou plutôt qui indique comment elle pourrait se comporter, comment elle craint aussi ce qui peut s'opposer à elle, cette puissance médiatique qui nous faisait définir le pire, précédemment, - extrait du passage avec Nicolas Sarkozy : "les journalistes de toute façon, vous pouvez pas vous en empécher. La campagne de Ségolène Royal
c'est formidable, mon entrée en campagne, c'est nul. C'est
sociologique, chez vous : vous êtes 2/3 de gauche, pour 1/3 de droite".
Etude surprenante, absence de réflexion, voire impuissance? Le ministre de l'Intérieur ne s'arrête pas au sens de la médiatisation des choses, mais plutôt aux signes qui pourraient contenir cette même médiatisation pour un seul sens, le sien, de ce sens qui pourrait le servir, celui la même qui pourrait lui donner le meilleur de ce signe en sa faveur? Ce qui parait bien là le plus dangereux!
Alors, on peut bien en apprendre ici ou là, de cette forme d'irrespect de la propriété du texte bloguien, on ne reste pas sur sa faim de ce texte d'Hervé Bazin, le beau patronyme, qu'on aurait tellement aimé que l'auteur nous le laisse en bouche...












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