Dans l'Humanité, le nouveau député explique son succès dans la 6ème circonscription:
Bien que mes concurrents à gauche pensaient qu’un communiste ne serait
pas en capacité de rassembler suffisamment face au candidat de droite,
le travail que nous faisons dans la circonscription depuis dix ans a
prouvé le contraire
Il est question de division entre les deux principaux candidats naturels à gauche, PS et/ou PRG, dans cette circonscription, or il n'y avait pas d'accord sur cette circonscription (pourquoi, je n'en connais pas la raison) (32 candidats PRG, en tout, soutenu par le PS):
il y a eu des divisions, au premier tour, entre le Parti socialiste et
les Radicaux de gauche. Le candidat PRG sortant s’est tout de même
présenté contre celui investi nationalement par le PS
C'était aussi la thèse invoquée par M. Morelle (PS) pour définir sa défaite, ou la prévoir, comme ici dans le Figaro avant le premier tour. Or, le PRG est un parti autonome, au même titre que tout autre parti qui fait des alliances ou pas. Dans ce cas de figure de la 6ème, il n'y avait pas d'accord entre le PS et le PRG, ce que le PRG avait réussi à faire avec le MRC.
Problème d'objectif, de perspective politique à cette époque, il est évident que pour les Municipales de 2008, un accord devrait être trouvé, au Havre ou à Lillebonne, sinon...
Quoi qu'il en soit, M. Lecoq a bien compris qu'il doit son élection à tous les électeurs de gauche, et que ce rassemblement aurait eu du mal à se faire, à ce moment là, entre le PS et le PRG, l'inénarable histoire judiciaire à J-2 du premier tour ayant été le meilleur moyen d'exclure les deux favoris.
Soit. Si la victoire de M. Lecoq était presque prévisible, puisque la guerre des roses et anciens roses allait libérer les antagonismes pré-conscients des socialistes de Lillebonne et des radicaux de cette même ville, ce qui a donné ce repport de voix si bienveillant pour M. Lecoq, il conviendrait maintenant de ne pas fantasmer dans cette victoire, pas de trop, comme le communique rapidement M. Lecoq, parce que: "Le PCF d’aujourd’hui a une façon moderne et ouverte de militer, d’agir
avec la population dans sa diversité. Au même titre que d’autres
formations de gauche, voire plus qu’elles encore, il est capable de
porter ce rassemblement au Havre".
Des coups de pokers font parfois des réussites, mais pas à tous les coups, la réalité politique voudra bien autre chose, et quoi qu'on en pense, les citoyens savent l'indiquer, après tout, ne dit t-on pas que Le Havre est à gauche, mais que M. Rufenacht est élu de puis 1995...
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