Antoine Rufenacht, maire sortant, élu depuis 1995, vient, lors de son meeting du premier tour des Municipales du Havre, de déclarer qu'il avait un "rêve" (Presse Havraise 7 mars), et tel Martin Luther King, ce rêve était de faire de tous ses projets municipaux, un avênement, on suppose, en 2017, et seulement en 2017! 2017, car pour ceux qui ont un rêve, ou pour ceux qui ne comptent pas, 2017 ce n'est pas une mandature, non, ce serait plutôt comme les chimères d'Icare ce rêve de ceux qui se brûlent les ailes, et à n'en pas douter les ailes du Havre, des Havrais. Car, aussi, quoi de plus naturel que de proposer un projet hors des limites d'une mandature, puisque la réalité ce n'est pas là la lucidité des grands politiques, des populaires, des moralistes, mais des doux rêveurs, oui, Antoine Rufenacht le grand organisateur de l'insécurité, nous fait le coup de la tête à Toto: qui sait?
Adieu, le Grand Stade, puisque pour faire un grand stade il n'y a pas de mandature assez grande qui le contienne, et l'on peut se demander comment Odyssée 21, la Tour Nouvel, qui coutera fort cher pourrait donner de la place, budgétairement, au stade du HAC. Alain Le Vern le disait encore, avant, avec ce maire sortant, en 2015 on en parlera encore du Grand Stade, si, en 2017!
2017, soit cette autre mandature, comment peut-on politiquement rêver comme M. Rufenacht alors que la politique, la réalité, c'est de définir l'avenir du Havre, le futur, en 2008, pour une ville bien instable, de ses mauvais résultats restés sous le tapis du maître des lieux, car comme Toto, M. Rufenacht nous a déjà fait le coup...
Franchement, dois je vous dire qu'au Havre, nous sommes bien en retard, tellement, qu'on ne se souviendra de nous.. qu'en rêve...







