L'ancien premier ministre socialiste, Laurent Fabius, a t-il marqué des points, hier soir, lors du débat télévisé -un grand oral- chez les militants socialistes (Calendrier des trois débats) ?
A suivre les petites phrases des uns et des autres.
Pour Le Figaro, nous avons assisté à un débat studieux, marquant les bons points à Ségolène Royal : - Une fois de plus, Royal, qui est en retard sur son temps de parole, aura le dernier mot avec une réflexion de pur bon sens. « Augmenter le smic sans régler le problème de la hiérarchie des salaires, c’est les tirer vers le bas ».
Le Monde indique dans la même tonalité un débat policé mais sans échanges, ce qui n'est pas vrai car Fabius et DSK (Dominique Stauss-Kahn ) se seront le plus souvent mis en rivalité, stratégie oblige depuis une situation des sondages qui les place en 2 et 3ème position : - M. Fabius, avec un discours très marqué à gauche et un ton souvent passionné, a dénoncé "des situations, des inégalités, des injustices que je n'accepte pas". Il a estimé que ses concurrents étaient "peut-être plus flous, plus vagues". "Ce qui compte c'est le projet politique", a-t-il dit, demandant "des engagements précis, pas de la théorie".
Liberation titre "La guerre des trois n'a pas eu lieu". Le quotidien relève un DSk qui - (...) s'est d'abord adressé aux militants «inquiets, qui hésitent, qui attendent les débats mais qui ont peur que ces débats nous desservent». Un brin paternel, DSK «veut les rassurer. La démocratie n'a jamais fait de mal à quiconque. Elle permet d'éclairer les choix. Et ce qui nous rassemble est beaucoup plus fort que ce qui nous divise».
Notons que Le Parisien, dans son édition papier, note sévèrement Laurent Fabius /11 et Ségolène Royal/12, et qualifie favorablement DSK/16. A suivre.







